Raising Kenya

Brisons ensemble le cycle de la pauvreté au Kenya

Composition de l'équipe

 

Amélie Pheulpin, coureuse et traileuse amatrice du dépassement de soi.

Manon Lethimonier, d'Lmtravelstudio, aventurière et amoureuse de notre planète.

 

Présentation du projet

 

 N'hésitez pas à aimer notre vidéo sur YouTube, cela nous permettra peut-être de remporter le concours Apprenez le monde organisé par la fondation Go & Live et ainsi gagner 10 000€ pour la réalisation de notre projet.

 

 

 

But du projet

 

Avec Amélie, nous avons créé le projet humanitaire Raising Kenya dans le but d'apporter notre aide à une école dans le besoin, en lui fournissant du matériel scolaire ainsi qu'en développant en son sein un esprit de cohésion fédéré par le sport, et ce en leur construisant un terrain de sport, en leur apportant du matériel sportif, ainsi qu'en organisant des évènements sportifs. 

Pour la réalisation de ce projet, nous aurons la chance de collaborer avec l'équipe du Décathlon de Nairobi !

 

Choix de l'école

 

Nos contacts au Kenya nous ont aidées à sélectionner une école défavorisée à laquelle nous viendrons en aide, il s'agit de l'école de Kibeira, située dans un bidonville de Nairobi. Nous aimerions évidemment venir en aide à toutes les écoles du Kenya, mais cela n'est malheureusement pas encore possible à notre échelle, alors nous souhaitons nous concentrer sur une seule école pour commencer.

 

Objectifs du projet

  • 📚 Nous voulons tout d’abord apporter aux enfants du matériel scolaire adapté afin qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions. Nous fournirons à l’école du matériel tel que des pupitres, des manuels, des cahiers, des crayons, des calculettes, des règles et équerres, des ardoises, des toiles, des pinceaux et de la peinture, etc. Nous considérons effectivement que fournir une éducation solide et adaptée aux enfants multiplie de façon exponentielle leurs chances de réussir, c’est-à-dire une fois adulte de pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille tout en étant épanouis, et c'est ce que nous rechercherons.
     
  • ⚽️ Un autre objectif du séjour sera de construire un terrain multisport qui permettra aux enfants de pratiquer du sport dans de bonnes conditions, et non plus sur des cailloux comme c’est le cas à l’heure actuelle. En effet, après avoir échangé avec une collaboratrice du Décathlon de Nairobi, nous avons découvert que les enfants de l’école jouaient sur des terrains pleins de cailloux et non cimentés. Or, cela est dangereux et peu agréable. De ce fait, le Décathlon, grâce à des dons et après avoir démarché un constructeur, avait entrepris de mettre à niveau le terrain de foot et de commencer la construction d’une petite piste de course, mais le constructeur a tout laissé tomber du jour au lendemain. Ainsi, nous aimerions vraiment reprendre la construction de ce terrain multisport.
     
  • 👟 Et afin qu'ils puissent profiter pleinement de leurs nouvelles infrastructures, nous fournirons également aux enfants du matériel sportif tel que des chaussures, des ballons, des vélos, des raquettes et balles, des sifflets, des cônes, des chronomètres, des cordes à sauter, des buts et des paniers, etc.
     
  • 🏹 Enfin, nous organiserons diverses activités sportives telles que des matchs, des courses etc. afin notamment de renforcer les liens entre les enfants de l'école, et car nous considérons que le sport a des vertus indéniables qui pousseront les enfants à s'investir encore plus dans leur cursus scolaire et surtout à s'entraider.

 

 

En résumé :

 

Déroulé du projet

 

Concernant le déroulé du projet, celui-ci se déroulera sur environ deux semaines, certainement en août ou septembre 2020.

 

Ces deux semaines seront découpées entre des activités scolaires le matin et des activités sportives l'après-midi. Pendant ce temps, la construction du terrain multisports aura débuté. 
En effet, nous fournirons tout le matériel scolaire et sportif récolté et acheté, puis au cours de la semaine, nous participerons aux cours afin de partager notre culture et d'avoir un réel échange avec les enfants en leur faisant notamment découvrir la France. L'après-midi, nous mettrons en place avec l'équipe de Décathlon des activités sportives, matchs et courses en tout genre, et leur ferons découvrir des sports qu'ils n'ont jamais pratiqués avec le matériel que nous leur aurons préalablement fourni. Le week-end, nous organiserons les Olympiades par équipes, et les enfants seront tous récompensés par des lots.

 

Raisons d'être de ce projet

 

Avec Amélie, nous avions envie de nous rendre utiles aux autres...

 

Mais alors pourquoi venir en aide au Kenya plus qu'à un autre pays ? 🇰🇪

 

 

Tout d’abord, il faut savoir que le Kenya est victime d’une pauvreté extrême, avec la moitié de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté avec seulement 2$ par jour. Cela engendre des conséquences désastreuses pour les enfants, telles qu’une difficulté d’accès à l’éducation, avec 30% des enfants qui ne sont pas scolarisés. La sécheresse met également souvent l’éducation en péril, en exigeant par exemple des jeunes filles qu’elles aillent chercher de l’eau au puit plutôt que d’aller à l’école.

 

 

En 2003, les frais de scolarité pour les enfants de moins de 14 ans ont été supprimés, et par conséquent, le nombre d’élèves au Kenya a considérablement grimpé, avec 1,3 millions de nouveaux élèves dans les écoles. Si cela est en soi une très bonne chose, les écoles n’avaient pour la plupart pas les moyens d’absorber un tel nombre de demandes de scolarité. Les conséquences ont été que les locaux sont devenus trop exigus, le nombre d’élèves par enseignant est devenu trop important, il faut désormais environ 15 jours à un enfant pour emprunter un manuel, et il y a eu une pénurie de pupitres, de manuels, de crayons et de papiers, ce qui a rendu les écoles mal ou du moins sous équipées. Les écoles publiques kenyanes sont désormais surchargées par des classes de souvent plus de 50 élèves pour un instituteur (ils sont par exemple 60 élèves pour un enseignant à l’école de Kibeira), et dans de nombreux établissements, les proviseurs utilisent les fonds réservés à l’achat de matériel scolaire et aux travaux pour recruter plus d’instituteurs.

 

Finalement, ce qui pousse les enfants à arrêter l’école tôt correspond aux dépenses exigées pour étudier, telles que l’uniforme, les chaussures, les manuels, les stylos ou encore les cahiers, qui sont des dépenses que ne peuvent pas assumer un trop grand nombre de familles kényanes. Or, les kényans accordent une grande importance à l’éducation et ont soif d’apprendre. Les enfants kényans sont loin de manquer d’envie d’apprendre, ils manquent juste de moyens.

 

Mais si le Kenya subit une difficile évolution en terme d’éducation, il est vrai que ce n’est pas le seul pays, alors pourquoi avoir choisi de répondre aux problématiques du Kenya tout particulièrement ?

 

En fait, quand j’étais en 4ème, un petit groupe de mon collège avait pris l’initiative avec un professeur de monter un projet d’échanges avec une école du Kenya. À l’époque, j’étais jeune, et même si je n’ignorais pas la pauvreté de nombreux pays d’Afrique, je ne me représentais pas à quoi elle correspondait réellement. Grâce à ce projet, j’ai eu la chance d’avoir un échange de plusieurs lettres avec un jeune kenyan de mon âge, qui me racontait sa vie pendant que moi je lui racontais la mienne. Et c’est là que j’ai pris conscience de l’ampleur du contraste entre ces dernières. Il m’a parlé de son école, de sa classe composée de plus de 60 enfants, de sa grande sœur qui avait quitté l’école à 12 ans car elle devait aller chercher de l’eau au puit pour lutter contre la sécheresse, de ses parents qui n’avaient pas d’argent pour lui acheter des cahiers, et du fait qu’il écrivait ma lettre sur une feuille que lui avait offert une fille de sa classe.

 

Mes souvenirs de ces échanges ne sont plus intacts, mais je ne les ai jamais oubliés. C'est pourquoi le Kenya...

 

Et alors pourquoi l'éducation et le sport ?

 

Le Kenya possède de nombreuses lourdes problématiques, telles que l’eau potable, la nourriture, les soins, et l’éducation. À notre petite échelle, nous ne pouvons tout résoudre, alors il a fallu faire un choix et celui-ci s’est porté sur la problématique de l’éducation car c’est celle-ci qui m’avait marquée à l’époque. Maintenant que je suis en mesure de créer des projets humanitaires, et avec tous les moyens dont on dispose à l’heure actuelle dans nos riches pays, je souhaite tenir ma promesse en tentant d’améliorer les choses.

 

Pour créer un tel projet, j'ai directement pensé à Amélie car elle m'avait toujours parlé de l'idée d'un jour réaliser un projet humanitaire. C'est quelque chose qui lui tient vraiment à cœur de par son histoire, alors de ce fait, nous nous sommes lancées dans l'aventure !

 

 

De plus, étant donné que nous sommes toutes les deux des amoureuses du sport, nous avons décidé d’apporter une valeur ajoutée à un projet axé sur l’éducation en alliant éducation et sport car nous considérons que le sport peut apporter énormément à l’éducation, notamment les sports collectifs qui fédèrent un esprit de groupe et une cohésion bénéfique pour eux dans leur cursus scolaire comme dans leur vie privée.

 

Nous souhaitons donc promouvoir le droit des enfants à l’éducation, à une éducation de qualité, ce qui leur donnera une chance de réussir, d’apprendre, d’évoluer, et une fois devenus adultes, d’aider eux-mêmes leur pays à évoluer, et ainsi petit à petit briser le cycle de la pauvreté.

 

De plus, rendre le sport accessible à ces enfants leur permettra de varier leurs activités, de prendre confiance en eux, et aussi de leur donner encore plus l’envie d’apprendre et d’aider les autres.

 

C’est pour toutes ces raisons que nous avons fait le choix d’essayer de favoriser un accès équitable à l’éducation et au sport chez les jeunes kényans.

Brisons ensemble le cycle de la pauvreté au Kenya